@SmashingPumpkins – Cyr 7/10

Publié: 29 novembre 2020 dans Musique

William Patrick ‘Billy’ Corgan et sa bande (presque original – il ne manque que D’Arcy) sont de retour avec Cyr, un album double qui en fait, en format digital et CD, s’avère plutôt en être un simple. Cela dit, Cyr demeure tout de même trop long (ce qui a toujours été le problème avec Corgan et son ego démesuré). Les textes très alambiqués fusionnent bien avec l’univers musical rétro-futuriste, post-apocalyptique émotionnel-amoureux. Bien que les guitares demeurent bien présentes et parfois pesantes, Cyr est l’œuvre la plus Pop des Smashing Pumpkins; Pop/Rock pour être plus précis. Corgan y est plus lisse et semble s’être dépossédé de sa rage d’antan. N’empêche qu’on y entend un bon nombre de trouvailles mélodiques et qu’à la redondance que lui reprocheront certains, je préfère saluer une homogénéité artistique convaincante.

@SeasickSteve – Blues in Mono 8/10

Publié: 28 novembre 2020 dans Musique

Quiconque connaît Seasick Steve à, un jour ou l’autre, souhaité cet album de l’artiste. Blues in Mono c’est Seasick Steve, une guitare et un vieux micro tiré tout droit des années 40. Une œuvre de Blues/Country acoustique habitée et sans artifice mais avec beaucoup de cœur. L’antidote à la morosité ambiante mélangeant pièces originales et reprises (Willie Dixon, Lightnin’ Hopkins, Charlie Patton ou encore Mississippi Fred McDowell). Intimement vôtre.

@ThusOwls – Woman in Car 7/10

Publié: 28 novembre 2020 dans Musique

Woman in Car, c’est la trame sonore du film de Vanya Rose, composée, interprétée et réalisée par Thus Owls (Erika Angell et Simon Angell). Si le EP souffre légèrement de l’absence d’images, elle n’en demeure pas moins enveloppante. Voix superposées, violoncelle et violon se mélangent aux sons électroniques formant une ambiance, oui austère, mais aussi intrigante et aérienne.

@vivianeaudet – Les Filles montagnes 8/10

Publié: 27 novembre 2020 dans Musique

Seule au piano et au wurlitzer, Viviane Audet propose Les Filles montagnes, un récit pianistique influencé par la tragédie de Polytechnique. D’une douceur exceptionnelle, Les Filles montagnes se veut un hommage musical tant en ombre qu’en lumière pour ces 14 jeunes filles mais aussi pour les survivantes et les survivants. Sensible autant qu’émouvant, Viviane propose un baume instrumental sur cette tragédie ayant eu lieu le 6 décembre 1989.

Phénomène qui risque de prendre de l’ampleur, ce No Fun Mondays est d’abord paru sous forme de SP de confinement de la part de M. Green Day; Billie Joe Armstrong s’avère fort plaisant. Une série de reprises allant de John Lennon à Billy Bragg en passant par Tommy James And The Shondells et Tiffany’s le tout livré dans la joie mais toujours de manière sérieuse avec toute l’énergie que l’on y connaît.

Gros soleil – Occulture populaire 7.5/10

Publié: 21 novembre 2020 dans Musique

Si le gros Rock sale des années soixante-dix vous manque, vous devriez tendre les oreilles à Occulture populaire, premier album du groupe québécois Gros soleil. Des accords tonitruants, une voix portante et des mélodies accrocheuses portées par des guitares rugissantes, voilà qui présente plutôt bien l’album. Le quatuor (Dominic Lamoureux, de Sébastien Boucher, de Frédéric Lamoureux et de Christian Boileau) ne cachent ni leur âge, ni leur influences (Black Sabbath, Alice Cooper, Motörhead, mais aussi The White Stripes). Des textes candides et même parfois coquins couchés sur des hymnes lourds et efficaces. Rock On en couleur et en français!

@FouKiZay – Grignotines de luxe 7.5/10

Publié: 20 novembre 2020 dans Musique

Un mois après la parution du EP Grignotines, FouKi offe un deuxième service avec Grignotines de luxe. Si l’on reconnais instantanément les ingrédients sonores de FouKi, il y ajoute cependant quelques épices tropicales. Un plat servis avec humour et de nombreuses références culinaires. Très sympathique et bien assaisonné.

@TheFranklinElec – Never Look Back 7.5/10

Publié: 20 novembre 2020 dans Musique

The Franklin Electric lance Never Look Back, un mini album de 7 titres.
Débute avant mais terminé durant la pandémie; il est facile d’y entendre des allusions dans les textes. Musicalement, TFE poursuit sont envolées creative entamées sur In Your Head et In Your Heart. Planant mais toujours en « voles » contrôlés.

Cinq ans après la sortie de son album Maison de bois, Nicolas Boulerice (aussi membre du groupe Le Vent du Nord) propose le deuxième volet de son triptyque avec Maison de pierres – Confiné aux voyages. Cette fois, Nicolas accompagne sa voix grave de la contrebasse de Frédéric Samson afin de revisiter 13 pièces de notre répertoire traditionnelles avec candeur en introspection. Ce dépouillement sonore offre, paradoxalement, une profondeur et une lumière noire sur une musique généralement joyeuse. Un voyage audacieux.

@nickcave – Idiot Prayer 8/10

Publié: 20 novembre 2020 dans Musique

Si j’ai dû mis prendre à deux fois pour traverser cette œuvre de Nick Cave sans ses Bad Seeds Alone at Alexandra Palace, ce n’est pas à cause de sa durée (bien que l’album fait 1h23m); non c’est à cause de sa charge émotive immensément intrusive en dépit de la douceur de l’œuvre. Spectacle solo ayant eu lieu en avril dernier, je remercie le ciel d’avoir maintenant la chance d’y plonger. Bien sur, son plus récent Ghosteen y fait bonne figure mais aussi à mon grand plaisir, les chansons de The Boatman Call. Immersif au limite de la transcendance Idiot Prayer découle beaucoup plus de la prière que de l’idiotie.

À grands coups de tounes, vol. 1, nouvel album de Daniel Boucher regroupe les titres proposés à la pieces par l’artiste depuis 2017 en plus de la toute fraîche et touchante Grand Beau Grand Gars. Le premier sentiment qui nous habite a l’écoute de À grands coups de tounes, vol. 1 c’est la liberté, celle temporelle (deux chansons frôlent les dix minutes) et celle de la langue (Boucher s’exprime en joual mais un joual riche, personnel et nullement vulgaire); mettons que ça résonne! Rock inspiré, orné de la mention vol. 1 qui laisse croire que cette « pas pire épopée » est loin d’être terminée, tsé!

Avec ses Chansons Hivernales, Pierre Lapointe livre sa version bien personnelle de Noël. L’incertitude, le déchirement, l’ennui mais aussi les souvenirs et l’espoir se relaient sur cet album emballant. Immensément mélodieuses, ces chansons originales sur fond de cynisme laisse aussi entrer la fête… créole avec la participation de Mélissa Laveaux (Noël Lougawou)! Avec sa poésie et sa voix uniques, l’artiste nous convie à un Noël magnifiquement orchestré (merci à Owen Pallett), différent et bienvenu!

En temps normal, qu’un artiste se diversifie et une bonne nouvelle mais je dois avouer que l’arrivée « massive » du Rock dans l’univers Country de Ward Davis m’a légèrement pris de court. Non pas que Black Cats and Crows soit mauvais, loin de là, mais la mélancolie d’antan m’a manquée. Cela dit, le « songwriting » de Davis est indéniablement de qualité supérieur et les textes demeurent largement personnels et d’une franchise implacable.

Adib Alkhalidey ne se sera pas caché longtemps derrière son pseudonyme Abelaïd mais l’impact que laissera son album Les Cœurs du mal risque de durer un bon moment. J’ai souvent eu en tête l’artiste regretté Mano Solo. C’est que Abelaïd chante et écrit l’urgence avec soins et justesse. Immensément personnel, Les Cœurs du mal est une œuvre très verbeuse et Adib surprend par sa plume riche, sombre et très imagée. Vulnérable et honnête, l’artiste transpire une mélancolie candide et enivrante. Si l’ambiance sonore synthétique se prête parfois à la danse, l’œuvre demeure plutôt propice à l’introspection.

@alexdesilets – Down de nos High 7.5/10

Publié: 13 novembre 2020 dans Musique

Je ne vous ferai pas de cachette, la migration Pop plus sucrée de l’unnivers sonore d’Alexandre Désilets m’interpelle moins que celui plus cérébrale et planant des débuts. Cela dit, il continue d’offrir une démarche artistique de grande qualité. Conçus pour nous faire bouger mais sans complètement mettre notre esprit de côté ce Down de nos High est lumineux, voire même scintillant! De la pièce titre du EP, jusqu’aux inédites Dernier cri, Amour aveugle et Passer tout droit, l’ambiance Electro/-Rétro s’avère fort efficace. Signé: un (presque) converti!

Après un premier volume suivi quelques mois plus tard par un deuxième volume, voici la conclusion de la série The Lost Songs avec le Volume 3. Plus Country soites mais aussi plus intime, l’artiste si révèle beaucoup. D’une grande douceur et aussi une pureté impressionnante, ce volume 3 nous prouve que Gillian Welch n’a guère finit de nous impresionner.

@RoxBruneau – Acrophobie 6.5/10

Publié: 13 novembre 2020 dans Musique

On parle souvent de l’angoisse du 2e album… Roxane Bruneau doit savoir de quoi il en découle, car créer un nouvel album après un premier l’ayant fait exploser partout sous les projecteurs n’a pas dut être de tout repos. Elle peut maintenant se dire mission plutôt réussi. La difficulté ici, est de progresser à même rythme que ses fans (sa famille comme elle le dit).; et ce en dépit que l’artiste, elle, est prit un grand coup de maturité en accéléré. Ainsi, certaines chansons semblent plus plaquées, et trop réfléchies. Acrophobie démarre fort bien mais s’essouffle à la mi-parcours. Cela dit, Acrophobie ravira ses fidèles et offre une Pop/Rock qui s’intègre très bien à une playlist.

@acdc – PWR/UP 7.5/10

Publié: 13 novembre 2020 dans Musique

Honnêtement, pour un groupe ayant vue le jour dans les années 70 et qui présente sont 17e album; PWR/UP, l’énergie est toujours au rendez-vous! Riffs puissants et endiablés, le dynamisme d’AC/DC ne dérougit pas du tout. Du Hard Rock classic avec des solos de guitares agressifs. Une fougue irréprochable et une signature sonore intacte… très intacte. Cela dit, voulons-nous vraiment que les vétérans d’AC/DC change? Je ne crois pas. Je préfère qu’ils nous balancent en pleine gueule une Rock sale simple et efficace. Mission accomplie!

Maryse Letarte ajoute deux nouveaux livres-disques dont un de Noël à sa collection pour le plus grand plaisir des petits comme des grands avec un magnifique vent de fantaisie.

D’abord avec Mes comptines fantastiques à écouter ou Maryse plongé dans un univers de licornes, de fées, d’elfes et autres créatures fantastiques. Superbement illustré par d’Isabelle Charbonneau ces comptines saurons faire rêver toute la maisonnée.

Ensuite, Maryse propose Mes comptines de Noël à écouter ou outre quelques classiques de Noël, l’artiste offre quatre relectures de chansons tirées de ses deux albums de Noël pour « adulte » (Boom boom, Entre Noël et le jour de l’An, La parade et Ô traîneau dans le ciel); un pur régal auditif illustré avec justesse par Lilidoll. Je ne sais pas pour vous mais à l’approche du temps des fêtes, celui-ci risque de jouer souvient… et je n’ai même pas d’enfant!

Maryse Letarte signe tous les arrangements musicaux d’une grande qualité sonore. Elle a aussi fait appel à Stella Letarte-Macdonald, sa fille, afin de l’accompagner sur plusieurs pièces. Intelligent et aucunement infantilisant… « Que cette parade qui pétarade
Au gré des beaux jours puisse durer toujours »!

@RosieValland – Bleu

Publié: 13 novembre 2020 dans Musique

Quelques mois seulement après la sortie de son plus récent album Blue, Rosie Valland propose quelques-unes en version piano/voix et le résultat est splendide. Sur ce EP s’est la profondeur des chansons qui est exposé par ce dépouillement. Intime et doux.

Le multi-instrumentiste Jérôme Dupuis-Cloutier offre avec Adulte contemporain Tome 1, une deuxième proposition contenant ses chansons les plus Pop. Cela dit, le EP demeure ancré dans une mouvance Rock minimaliste tournant souvent autour du piano. Avec une prose forte signée Jean-Pierre Ferland, Gilles Vigneault et Denis Vanier, Jérôme Dupuis Cloutier propose un univers singulier qu’il est très intéressant à decouvrir.

@beyriesmusic – Encounter 7/10

Publié: 12 novembre 2020 dans Musique

Pour la suite de Landing, son premier album, Beyries peaufine son univers Folk mais varie aussi beaucoup plus les ambiances sonores. Les mélodies tournent, cette fois, autour du piano restauré de sa grand-mère. Plus de profondeur découle des arrangements plus diversifiés. Une rencontre (Encounter) intime autant qu’universel.

Le mercredi 11 novembre 2020, l’auteure-compositrice, musicienne et chanteuse québécoise Lynda Lemay sortait deux albums, Il était onze fois et celui-ci: Des milliers de plumes. Beaucoup plus près des parutions précédentes de Madame Lemay avec des sujets sérieux, d’autres plus humoristique et même une pièce en spectacle. Un format auquel Lynda nous à habitué par le passé. Du côté musicale aussi, l’artiste prend moins de risque et demeure dans une livraison plus simple avec moins d’artifice. Si la surprise est moins grande et le plaisir aussi; la plume, elle, demeure riche et vibrante.

@LyndaLemay – Il était onze fois 7.5/10

Publié: 11 novembre 2020 dans Musique

Oui je sais, un mélomane de ma trampe ne devrait pas aimer plonger dans l’univers de Lynda Lemay… Honnêtement, je n’ai jamais compris le mépris envers cette artiste d’ici. L’aimant des mots que je suis ne peux qu’être pantois devant une prose si riche et touchante. Il était onze fois sonne le début d’un grand cycle de création pour Lynda qui souhaites proposer au cours de 111 prochains jours 11 albums de 11 chansons chacun, tous lancés à 11h11… ben non le 11h11 ce n’est pas vrai mais avouez que ça fait beaucoup de 11 mais aussi beaucoup de chansons en peu de temps. Il demeure indéniable que Lynda Lemay possède un talent de conteuse et de poétesse. Mais sur Il était onze fois s’est son désir de varier les sonorités musicale qui frappe. Car même en demeurant dans un univers Folk/Pop, elle n’hésite pas à changer les tempos et les instrumentations. Bien qu’il y soit beaucoup question de consentement et de violence sexuelle, l’album évite la lourdeur. Comme c’est Lynda elle-même qui réalise ce multi-albums il manquera peut-être bientôt de regard extérieur mais pour le moment, il s’agit d’un retour réussit.

Qui a dit que Noël ne devait être que joyeux? Sûrement la même personne qui ne peut concevoir que de la tristesse il peut aussi jaillir de la candeur, de l’apaisement. Tout ça, Chilly Gonzales l’a compris depuis bien longtemps. Ainsi, avec A Very Chilly Christmas il propose un album de Noël unique et à des lieux du tumulte normalement engendré par le temps des fêtes. Entièrement instrumental (ou presque), A Very Chilly Christmas avec son mode mineur, offre un moment de réflexion et de deuil relatifs aux événements sombres de cette l’année qui tire à sa fin avec une belle sincérité.

@GaelFaye – Lundi méchant 8.5/10

Publié: 7 novembre 2020 dans Musique

Si Petit pays nous présentait un jeune artiste en pleine croissance avec Lundi méchant, on assiste au retour en musique d’un artiste multidisciplinaire talentueux qui ne cesse de s’améliorer. Les propos de ce pessimiste croyant en l’avenir sont dure mais juste et souvent rapportés par le biais d’un univers musicale ou Hip-Hop côtoie Pop et Word avec aisance, un brin de nostalgie et une bonne dose de lumière. Une prose riche et chargée Lundi méchant nécessitera plusieurs écoutes afin d’en saisir tout le sens et toute la profondeur, mais comme la musique se renouvelle d’une chanson à l’autre; les séances d’écoute seront inévitablement nombreuses.

@stevehill – Desert Trip 7/10

Publié: 7 novembre 2020 dans Musique

Inspiré par un voyage de six semaines dans le désert californien, Desert Trip, le nouvel album de Steve Hill, Porte toujours une prédominance Blues mais s’extrapole plutôt au Folk qu’au Rock. Mélodies stimulant l’introspection offerte par les grands espaces. Authentique et libre.

Cette captation audio de la dernière tournée de Clémence Desrochers, intitulée Clémence et Marie Michèle sur scène nous permet d’assister a un dialogue entre deux grandes artiste mais aussi avec le public. La richesse des textes de Clémence est mise de l’avant et ainsi, chansons comme monologues resplendissent avec s’avèrent toujours bien d’actualité. Un spectacle fait de tendresse et de folie, touchant et drôle à la fois. Entourées du chef Steve Normandin à l’arrangement, au piano, à l’accordéon et à l’harmonica, de Jean René à la guitare et à l’alto et de Blanche Baillargeon à la contrebasse, les deux femmes profitent d’une réelle complicité.

#ViaPangee – Via Pangée (2020) 7/10

Publié: 6 novembre 2020 dans Musique

Au delà des participations de Nicolas Pellerin (La Fleur du temps), d’Édith Butler (Honoré) et de Michel Lalonde (Dis-moi Charles), Via Pangée c’est le premier album du groupe du même nom qui propose une vision actuelle de la musique Trad québécoise. On y entend aussi plusieurs influence de la musique Trad hors Québec car le groupe a beaucoup voyagé avant de coucher leur musique sur disque. Vie Pangée puisse autant dans nos anciennes chansons qu’il en propose de nouvelles avec un métissage des rythmes et des textures. Un partage culturel avec le Québec comme racines.

Pour leur première offrande depuis près de 20 ans, Midnight Oil ont entreprient de terminer un projet qui avait été tabletté même 20 ans plutôt encore. Ainsi, si The Makarrata Project n’intégre guère de nouvelle sonorité, son propos est plus actuel que jamais; tant sur le plan émotif qu’intellectuel. Avec l’omniprésence du piano, le EP revêt un voile Folk/Gospel sans pour autant délaisser leur univers Rock si reconnaissable. Seule ombre au tableau réside dans l’abondance de collaborateurs invités. Car même si l’oeuvre demeure bien étampée du saut Midnight Oil… après 20 ans j’aurais bien pris de « l’huile de minuit » 100% naturelle.

Que Vianney nous parle de la beauté de la famille (Beau-papa), des humains en générale (N’attendons pas) ou même des sans-abris (Merci pour ça), il le fait toujours avec la même franchise et la même authenticité. Sa Pop et toujours bien personnelle tout autant que sa plume volubile et riche en images. Bon chanteur, il sait traîter de sujet lourd avec une certaine légèreté. Rien de trenscendant mais beaucoup de bonheur!

@secretsunmusic – Winter Love 7.5/10

Publié: 30 octobre 2020 dans Musique

Œuvre plus lumineuse que leur dernier album remontant à 2014,ce Winter Love fait du bien avec ses relents de Trip-Hop bien dosés. Il y est question de l’amour qui passe à travers le temps malgré les difficultés. Il s’agit aussi d’une œuvre plutôt hivernale, non pas de par une froideur mais bien à cause de son appel à la contemplation et de la résilience. Sans être déstabilisant Winter Love s’avère plus ambitieux et moderne. « Sweet dreams are made of theses ».

@THE_EELS – Earth to Dora 7.5/10

Publié: 29 octobre 2020 dans Musique

Il y a sur ce Earth to Dora quelque chose du réveil post-apocalyptique. De la premières fleur à pousser dans la braise. Une tristesse joyeuse que l’ont retrouvait chez Harry Nilsson. est-ce le syndrome du « quand on se compare, on se console »? Mais Earth to Dora fait du bien. Cela dit, Eels n’apporte rien de bien nouveau à son univers musicale mais s’en trouve ici plus concis et moins brouillons. Et j’avoue qu’en fin de parcours, il devenait plus difficile de bien différencier les chansons les unes des autres.

Après une pause de 5 ans depuis la parution de EP3 le duo Electro Zero 7 effectue un retour avec un nouvel EP en compagnie de Lou Stone intitulé Shadows. Depuis ses débuts au tournant des années 2000, Zero 7 propose une musique Downtempo/Trip-Hop idéale pour les non-initiés. Leur environnement sonore est enivrant, jamais lourd et toujours accessible sans jamais tomber dans la facilité. Ainsi, Shadows ne fera guère exception. Le EP s’écoute sans heurts et de manière fort agréable mais les risques y demeurent absents. Un mini-album ou le consensus entre les protagonistes a peut-être pris le dessus sur la créativité.

@thebrooksmtl – Any Day Now 8/10

Publié: 23 octobre 2020 dans Musique

Deux ans après la parution de l’album Freewheelin’ Walking, la formation montréalaise The Brooks est de retour en force avec Any Day Now, un nouvel album qui respire la Soul presque autant que la Funk mais aussi, qui intègre la musique orchestrale (grâce à plusieurs interludes instrumentales). Inspiré par Montréal, sa ville d’accueil, Alan Prater s’y raconte avec franchise mais n’hésite pas non plus à se glisser dans la peau de ceux et çelles qu’il observent. Joyeux et très entraînant, Any Day Now est un excellent exemple d’une œuvre qui représente un beau pas vers l’avant tout en demeurant dans la continuité.

@FouKiZay – Grignotines 8/10

Publié: 23 octobre 2020 dans Musique

C’est vrai que quatre chanons c’est plutôt court mais quatre nouvelles chansons la même année qu’un album complet avec Koriass et un an apès un album complet c’est pas mal! Surtout que ces quatre titres tombent à point afin de mettre un peu de soleil dans nos vie. Entraînant, je me permet de souhaiter que ces Grignotines ne soit qu’un encas à un plat de résistance venant annoncer un printemps hatif dans quelques mois…

Il y a eu les White Stripes et ensuite les Black Keys et maintenant voici les Flamingos Pink, énergique duo Rock cette fois « made in Montréal ». Très accrocheurs, leur riff vous agrippe pour ne vous donner aucun repos durant les 30 minutes que dure Outtacontroller. Sacha Gubany (guitare/voix) et Julien Corrado (batterie/percussions) ne manque guère de dynamisme et expriment la tension ambiante avec émotion et punch.

Très suave, immensément rassembleur et rythmé, ce court EP (4 originales et 3 remixes) collaboratif de Pierre Kwenders et Clément Bazin est varié à souhaits mais sait aussi jumeler le plaisir à la réflexion tout en mélangeant habilement les genres musicaux avec aisance et style.

@BenHarper – Winter is for Lovers 7/10

Publié: 22 octobre 2020 dans Musique

Ben Harper décrit son nouvel album Winter is for Lovers comme étant une symphonie du lap-steel et il n’a pas tord… sur ce premier album entièrement instrumental on retrouve Ben Harper et sa guitare lap-steely c’est tout. Et si c’est généralement fort jolie, l’exercice manque légèrement de variété. Ainsi, si l’impression d’écoute une seule longue pièce nous traverse l’esprit durant Winter is for Lovers on y traverse tout de meme quelque mouvements. Bluesy/Folky dans l’ensemble, l’œuvre se coûte en douceur emmitouflé… amoureusement.

Just Dropped In (To See what Condition My Rendition Was In) poursuit de bien faire vivre la légende de Sharon Jones. J’ignore comment la grande dame de la Soul a pu enregistrer autant de perles avec de nous quitter mais Just Dropped In démontré à nouveau tout son talent d’interprète. Oui, il s’agit de reprises de succès souvent très connus mais bien âpretés à la saveur des Dap Kings.

@mgardot – Sunset in the Blue 7/10

Publié: 22 octobre 2020 dans Musique

Inspirée par la situation actuelle, Melody Gardot semble bien déterminée à nous infuser un brin de légèreté afin de nous parler d’amour de manière apaisante. Sur des brides de musique du monde mais toujours sur ses racine Jazz, elle nous berce en douceur à travers ses histoires de passion et de désire. Individuellement, toutes les pièces de Sunset in the Blue valent le détour mais écoutées les une après les autres, leur force s’en trouvent diminuée à cause de leur similarité de ton. N’empêche que Melody Gardot demeure une interprète de grand talent.

@plantandanimal – The Jungle 7/10

Publié: 22 octobre 2020 dans Musique

Sur leur nouvel album The Jungle, le groupe Plants and Animals prend plus de risques que par le passé en empruntant de nouvelles avenue sonore. À commencer par la Disco/Punk House is on Fire mais aussi en Pop bien assumé sur Queens. PaA offre aussi une première chanson en français avec l’aide d’Adèle Trottier-Rivard. Planant et coloré voyage en pleine brousse sonore.

@deland_helena – Someone New 8/10

Publié: 19 octobre 2020 dans Musique

Il y a quelque chose d’ennivrant sur ce premier album de la canadienne Helena Deland mais aussi une démarche immensément personnelle. Minutieusement arrangées, les treize chansons de Someone New forment une couette réconfortante duquelle ont peut encore ressentir toutes la douleur et la peine absorbée par l’artiste. Une Pop aux relants sombres rappelant un peu l’univers de Nick Cave mais aussi avec quelques effluves du Trip-Hop des années 90. Un livre-ouvert installé avec beaucoup d’assurance et de nombreau moments de grâces.

En 2015, Francis Cabrel proposait In Extremis, un album particulièrement sombre et engagé, cinq ans plus tard – et en des temps encore plus sombre – l’artiste revient sur disque avec une œuvre plus légère; comme un baume à la manière des troubadours (quatre chansons de À l’aube revenant sont d’ailleurs directement inspiré par le mouvement des troubadours d’antan). Musicalement, Cabrel nous offre, à nouveau, d’excellentes mélodies et des arrangements magnifiques. C’est plutôt côté textes qui se perd parfois dans une poésie élitiste riche et très humaine mais froide… ou ne serait-elle qu’exigeante? Ça, l’avenir nous le dira.

@samrobertsband – All of Us 7/10

Publié: 16 octobre 2020 dans Musique

Sam Roberts et son Band est de retour avec une œuvre tout en continuité avec ses albums précédents soit du Rock vintage légèrement exploratoire grâce à ses soupçons Funk, Disco et Electro. Avec sa plume revendicatrice et pleine de sagesse, All of Us est teinté d’espoir et de collectivité… deux besoins essentiels en ces temps difficiles. Un album qui tente de regarder au-delà des difficultés sans pour autant les ignorer.

@hugokant – Far from Home 8/10

Publié: 16 octobre 2020 dans Musique

Quentin Le Roux alias Hugo Kant nous revient avec Far From Home, une œuvre intelligente et très atmosphérique. Avec claviers, basse, guitares, percussions, flugelhorn, clarinette et flûte, le moins que l’on puisse dire c’est que l’instrumentation soit variée. Ainsi on plane entre le Jazz, le Hip-Hop et le Trip-Hop (beaucoup) mais aussi avec quelques touches de Classique et de Rock des années 70 (bonjour Jethro Tull). Varié mais formant un tout agréablement cohérent Far from Home offre un voyage instrumental stimulant.

En 2014, afin de souligner leur 15 anniversaire [Mister] Valaire ont fait appel au talentueux Olivier Hébert afin de complètement transformer leur chansons afin de permettre à l’Orchestre Métropolitain, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, en compagnie du choeur de l’École François-Joseph Perreault de les interpréter avec grâce et beauté. Par contre, il est important de noter que Valaire Symphonique n’a rien à voir avec les autres propositions Pop symphonique; ont est réellement en territoires classiques. Que deux pièces gardent leur piste audio. Parfois très big band et à d’autres moments plus dépouillé mais toujours magnifiquement bien orchestré. Le visuel me manque un peu mais l’œuvre demeure définitivement digne de mention.

Chassepareil – Chicout 7.5/10

Publié: 16 octobre 2020 dans Musique

J’ai toujours apprécié la musique de Chassepareil; et ce n’est pas avec Chicout que ça va changer. Sur leur nouvel album, le groupe semble mélanger à merveille leur influences Folk contemporaines (pensez à Catherine Durand ou encore Mara Tremblay) à celles plus proche du terroir (pensez à Les Séguin). Chicout est une réflexion sur la distance; celle entre les individus mais aussi celle avec la nature. L’album devient rapidement un espace en retrait en même temps qu’un port d’attache ou se cotoient pénombre et faiseaux de lumière.

Bien qu’à mon humble avis, The Boss n’est jamais livré de mauvais disques, son dernier à avoir augmenté sa « legacy » remontait à 2012 avec Wrecking Ball. Avec Letter to You, cette épopée se trouve bonifiée d’un album magnifique. Inspiré, Springsteen et son E Street Band semble plus soudés que jamais. Une communion et une compréhension mutuelle que se ressent tout du long de ce Letter to You. Verbeux mais jamais au détriment de mélodies puissantes oscillant entre douceur et énergie. Un voyage « Springsteenien » humain et personnel ou la chemin est pavée de chansons dignes d’une compilation mais pourtant flambant neuves.

@CRi_music – Juvenile 8/10

Publié: 15 octobre 2020 dans Musique

Renvoyant l’auditeur en pleine époque Play de Moby (surtout sur Signal, la collaboration avec Daniel Bélanger) Christophe Dubé alias CRi dévoile enfin l’entièreté de son immense talent avec ce premier album intitulé Juvenile. Autant accrocheur qu’apaisant Juvenile compte aussi sur les voix de Jesse Mac Cormack, Bernache (Men I Trust), Robert Robert et Sophia Bel. Autant de voix qui pourraient briser le rythme mais qui au contraire forme un tout très cohérent et en symbiose. Un appel à saisir le moment et a trouver le bon côté des choses.