Archives de janvier, 2015

@Jean_Leloup – À Paradis City 8.5/10

Publié: 30 janvier 2015 dans Musique

Lorsque Jean chante « Tout les chemins mènent en l’enfer et rien de rien ne t’appartient » sur le pièce titre, on sent qu’à quelque part il parle en connaissance de cause. Sur À Paradis City, la mort il l’a décortique, il la brasse, il s’en moque comme il s’en inquiète. Bref elle y est omniprésente. Cependant il ne faut pas croire que Leloup hurle à la noirceur car dans les faits l’album contient autant de tempos différent que de chansons. Il y joue encore de la guitare mais cette fois la rythmique est plutôt assurée par sa guitare acoustique. Fort de riches arrangements l’artiste se fait accrocheur et très mélodique. À mon grand plaisir, plus chantés que parlés, les textes sont recherchés et bien imagés. L’album d’un homme serein jusque dans ses remerciements ou il écrit: « Merci à mon frère, à ma mère et à mon père qui m’ont toujours tenu quand je tombais ».

@bobdylan – Shadows in the Night 7.5/10

Publié: 29 janvier 2015 dans Musique

Reprendre une dizaine de chansons du catalogue de Frank Sinatra serait banal pour pour les Michael Bublé de ce monde mais pour Bob Dylan… l’idée surprend. Premier constant: il y chante mieux que sur Christmas in the Heart (disque précédent) ouf. Ayant sélectionné lui-même les pièces présentées, on y distingue un réel plaisir de partager. D’accord les arrangements sombre ne réinvente rien mais Shadows in the Night fait du bien. Pour ceux et celle qui aime Dylan, l’interprète. On s’y glisse comme une « ombre dans la nuit ».

@claudebegin – Les Magiciens 7.5/10

Publié: 29 janvier 2015 dans Musique

Claude Bégin s’apprête à faire le saut seul pour la première fois. Déjà plus qu’actif sur la scène local (Accrophone, Alaclair ensemble et Karim Ouellet pour ne nommer qu’eux). Sa personnalité musicale est forte et il a bien sûr la transmettre à ses nombreux acolytes. C’est peut-être, d’ailleurs, le seul bémol à apporter ici; a tellement avoir côtoyé son talent chez d’autres, il nous surprend moins maintenant pour lui. N’empêche que Les Magiciens est un album de Pop contenant plus d’un tour dans son chapeau. Quelques judicieux coups de baguettes Electro par ici et Hip-Hop par là. Le tour est solide et bien rodé. Habille arrangeur et possèdent une plume imagée, simple mais surtout belle, Bégin s’amuse ça s’entend et ça devient rapidement contagieux. Une œuvre joyeuse et très accrocheuse que je ne souhaites guère voir disparaître.

@andrepapas – Strange Nights 8/10

Publié: 28 janvier 2015 dans Musique

L’album est produit et arrangé par une l’un des deux des Barr Brothers (Brad) et ça s’entend! Puisant ses racines dans le Folk, Papanicolaou allie habilement une dose de Pop/Rock à son univers. C’est d’ailleurs durant ses moments plus Rock qu’il fait aussi penser au Sam Robert Band. Possédant une prose simple, il sait néanmoins y glisser quelques très jolies images (Nothing Like a Hard Time). Majoritairement doux, positif et juste assez planant; Strange Nights s’offre à nous comme un baume pour nos vies effrénées.

Cette semaine, mon invité était Someurland alias Elaine Martin. Une artiste qui était auparavant derrière les formations Lo Ra et Amour à jeun. Someurland nage dans des eaux Electro/Pop mais les rythmiques s’alourdissent, les guitares s’effacent et surgit une agréable densité sonore. Le tout appuyé de textes dans un français cru et sans flaflas. Joyeuse, nous avons eu beaucoup de plaisir en studio durant notre entretien disponible à cette adresse.

En plus de Someurland, je vous aie parlé des nouveautés de Fontarabie et de Tire le coyote grâces aux volets: « En larmes », « Vers l’avenir » et « Secret ».

Deux heures des plus intéressantes que vous pouvez écouter sur le site du FM 103,3.

Elle est jeune et manque peut-être un peu d’ouverture sur le monde. N’empêche que Le Désert, la tempête est une première offrande satisfaisante – merci à la réalisation d’Andre Papanicolaou. Celle qu’on a découvert à Star Académie nous parle d’amour avec une prose simple et directe mais jolie. Rien n’accroche sur ce premier album peut-être trop propret. J’aurais aimé entendre plus de liberté comme sur Fil décousu ou son interprétation est plus mordante. Le Désert, la tempête ne passera probablement pas à l’histoire mais risque de plaire de par ses mélodies Pop joyeuses et honnêtes.

@Fannybloomrose – Constellations 7.5/10

Publié: 26 janvier 2015 dans Musique

Cette bande sonore quasi entièrement instrumentale de Fanny Bloom, pour la pièce de théâtre du même nom mise-en-scène par Jean-Simon Traversy à La Licorne, nous offre une facette différente de Pan. Plus douce et presqu’uniquement au piano, Bloom se fait contemplative et calme. Un trop court 15 minutes qui passe trop vite.

(Dans une étrange coïcidence l’atmosphère de Constellations n’était pas sans rappeler Klavírní d’Emika écouté ce matin)