Archives de avril, 2015

Avec une voix à la Robert Smith, V for Escargot offre un deuxième EP à son public qui pourrait s’agrandir. Bien qu’ils explorent et se cherche encore, leur Rock se raffine de plus en plus et on sent poindre un groupe plein de potentiel. Reste juste à diversifier l’ensemble et à reserrer le tout.

Dyotte se sentant maintenant prêt à se lancé en solo (il a formé Chinatown il y a quelques années), nous propose un album à son nom. Fort de nombreuses collaborations (Francis Mineau de Malajube à la batterie et aux percussions, Kandle à la voix, Philippe Brault à la contrebasse pour ne nommé que ceux-là) l’œuvre ne se trouve aucunement détourné de sa propre personnalité mais bien bonifié de talent agrémentant pleinement son univers Synt/Pop un brin rêvasseur. Côté textes, le passage en solo permet une écriture plus personnelle, riche et fort imagée. Un album sans fioritures inutiles et joliment poétique parfait pour l’été.

Projet du clavier international et compositeur Clément Leduc, le quatuor formant Hologramme propose un premier album Electro laissant une très grande place aux synthétiseurs analogiques. Si l’ensemble semble parfois désaccordé il s’en dégage tout de même quelque chose de ludique. Toutes les pièces ne possède pas l’attrait de Upright ou encore de POV mais si l’on garde en mémoire qu’il s’agit d’une première proposition c’est fort convainquant.

Les Beatles resterons toujours inimitable mais cela ne signifie pas que l’on ne puisse pas s’amuser un brin. Ce plaisir est palpable sur l’hommage concocté par Gilles Valiquette autour de son ukulélé. Plus interessant lorsqu’il se penche sur les pièces Post Revolver (When I’m Sixty Four, Your Mother Should Know…) car le travail de réarrangement y est plus évident, les premiers succès du Fab Four réinterprétés en anglais ou en français font sourire de joie. Sans prétention aucune P.S. I Love Uke respire l’amour, le talent et le respect.

PS
Pourquoi avoir mis The End au milieu de l’album?

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai reçu les membres d’un groupe qui a fait beaucoup de chemin de la parution de leur premier album en 2008, Les Incendiaires. Avec moi pour parlé de leur plus récent EP Pink Venus. Plusieurs sujets avons-nous abordé durant cet entretien des plus intéressant et disponible à cette adresse.

En plus, je suis revenue sur les nouveautés de Randy Batchman (Heavy Blues), de Bears of Legend (Ghostwritten Chronicles), Francis Cabrel (In Extremis), Florent Vollant (Puamuna) et Gilles Valiquette (P.S. I Love You). Tout ça et bien plus grâces au volet « Complètement fou », « De retour après la pause » et « Le Cours des rivières ».

Ce Poste d’écoute, dans sa version intégrale, est disponible sur le site du FM 103,3.

@thebarrbrothers – Alta Falls 8/10

Publié: 29 avril 2015 dans Musique

EP surprises constitué de « mises de côté » de leur album Sleeping Operator. Plus pret du Folk de leur premier album, les chansons qu’on y trouvent nous bercent de leur douceur. Indéniablement, elles nous transportent dans un univers à mi-chemin entre le rêve et la réalité Un trop court voyage mais qui nous arrive sans s’annoncer alors loin de moi l’idée de me plaindre.

@_korpiklaani – Noita 8/10

Publié: 28 avril 2015 dans Musique

Sur Noita vous n’entendrai pas d’anglais (comme sur le précédent Manala), ni de chanson sur la boisson (Vodka, Tequila) mais une très sympatique reprise en Finlandais de Mony Mony succès de Billy Idol. Du reste on retrouve Kopiklaani en grande forme et fort inspiré. Sur Noita (Sorcier/Shaman) leur Folk/Metal nous matraque agréablement en variant juste assez la cadence pour nous surprendre dans les détours. Le plaisir du groupe à jouer ensemble émane toujours. Plus concis Noitaest également plus aboutis.

Musique sombre passe encore mais ici se n’est plus sombre c’est carrément noir. Angoissant et terrible my hermétique on écoute Never Were the Way She Was comme on tomberait dans un abysse. L’absence de mélodies y est certainement pour quelque chose. Un EP passe encore mais un disque complet assomme malgré le talent indéniable des interprètes. À prendre par petite dose pour l’ingéniosité des compositions.

Francis Cabrel – In Extremis 7/10

Publié: 28 avril 2015 dans Musique

Pour sont treizième album studio en carrière, Francis Cabrel revient à ses histoires (après une parenthèse sur l’œuvre de Dylan). Un propos souvent sombre et plus tranchant. J’ajoute aussi que sur In Extremis la parole est d’or et Cabrel se fait très verbeux. Par chance, la verbe y est fort jolie (À chaque amour que nous ferons) car la musique semblé parfois secondaire. L’album possède de bonnes mélodies mais celles-ci ne peuvent que très rarement prendre leur envol car ensevelies sous les mots; dommage. Si son Folk parsemé de Blues et de World ne propose rien de révolutionnaire, en revanche les textes affirment l’engagement de l’auteur/compositeur/interprète qui est loin de manquer d’inspiration. Parfois acerbe, il n’oublie pas de nous parler d’amour… envers ses filles (Les Tours gratuits).

Raphaël – Somnambules 6/10

Publié: 27 avril 2015 dans Musique

Avec Somnambules et la quarantaine a sa porte, Raphaël offre peut-être son album de la maturité. Le probleme cest que cette maturité tourne le dos à l’émotion. Somnambules est un album linéaire, bien produit et sans erreur mais aussi sans saveur particulières. Maturité, oui mais aussi nostalgie de l’enfance (thème omniprésent). Tel un Sombambule, Raphaël semble être sur le pilote automatique.

Y’a de ces trouvailles parfois de je suis pas peu fier. Monophonics c’est du Funk avec beaucoup de Soul. Des rythmes ensoleillés et recherchés. Influencés par le passé tout en s’en étant bien affranchis afin de posséder un son tres contemporain. Peut-être pas festif mais certainement joyeux. Les mélodies sont variées et accroche rapidement l’oreille pour ensuite les garder captives jusqu’à la fin de l’album. Brillant.

@Millencolin – True Brew 7/10

Publié: 24 avril 2015 dans Musique

Tout est tellement calculé sur True Brew (premier album en sept ans) qu’il m’apparaît difficile d’y coller l’étiquette Punk. Pas de révolte au programme mais aussi bien peu révolution. À l’écoute de plus récent Millencolin on entendra tour à tour du Bad Religion par ici et du Face to Face par là. Cela étant dit, je suis loin de m’être ennuyé durant True Brew, bien au contraire! J’ai plutôt l’impression d’avoir été invité au party de retrouvailles d’anciens ados qui n’ont pas trop vieillit pour notre plus grand plaisir. Énergie renouvelée.

@SQUAREPUSHER – Damogen Furies 7/10

Publié: 24 avril 2015 dans Musique

Très cadancé, les rythmiques de Damogen Furies sont insidieuses. Elles nous pénètrent et il devient presque impossible de ne pas bouger. Presque car pour certain ce Drum and Bass peut s’avérer agressif. Rapide et assez sombre la musique de Squarepusher offre très peu de répit et devient légèrement redondante.

Certains risquent de trouver que Braids cherche trop à plaire avec ses nouvelles mélodies plus « joyeuses » qu’à l’habitude. Mais quiconque se penchera sur les textes comprendra qu’ils n’ont pas tant changés. Doux, l’album demande l’attention afin d’exposer ses nombreuses subtilités musicales. Planant aux limites de la méditations Deep in the Iris et son Electro/Pop fait plus que nous regarder Au profond des yeux; ils nous touche droit au coeur.

@bobwalsh01 – After the Storm 7.5/10

Publié: 24 avril 2015 dans Musique

Difficile de trouver meilleur incarnation du Blues que Bob Walsh; After the Storm ne fait pas exception. En forme vocalement, le Bluesman fait preuve du magnifique sensibilité (A White Shade of Pale) tout autant que d’une énergie brute (Sorry John Henry). Musicalement fidèle au genre, il apporte fraîcheur au Blues de par son interprétation et ses nombreux collaborateurs. Authentique et sincère, on est loin du calme plat Après la tempête.

Comme si nous étions déjà libres porte bien son nom car au delà de la froideur de leur Electro, leur musique respire la liberté. Très organiques comme ambiances (après tout le groupe se nomme Organ Mood) on traferse l’album comme on se surprend à rêver. Et le réveil est plutôt agreable.

Sortie 9 juin et en écoute au http://huff.to/1Ohr3SX

D’accord le Folk de Paquette n’est pas révolutionnaire, mais l’authenticité qui découle de sa guitare et de ses textes bien personnel est frappante. Comptant 3 chansons en deux versions chacune, ce mini-album est touchant simple et vrai tout a l’image de son créateur.

Florent Vollant – Puamuna 8/10

Publié: 23 avril 2015 dans Musique

Un nouvel album de Florent Vollant, c’est toujours comme un beau pèlerinage. Doux mais porteur, il nous berce de par cette langue si proche et pourtant si méconnue (Une traduction des textes dans le livret aurait été la bienvenue). Bien servie par la réalisation sobre mais efficace de Réjean Bouchard, Vollant nous transporte chez lui avec grâces et respect. Qu’il chante ses propres mots ou ceux de Pascale Picard (Apu Peikussian) ou ceux de Richard Séguin (Tout est lié), il demeure fidèle à son univers Folk somptueux. Fort jolie rencontre, encore une fois.

La première chose qui frappe (croyez-moi cest le mot juste, Yeah!) c’est que Pontuation délaisse leur sonorités Punk de leur début pour se concentrer davantage vers un Rock plus psychédélique. Attention moins Punk mais toujours aussi énergique. Souvent très « fuzzy » les guitares se font tonitruantes. Le Punk se trouve plus dans la naïveté de création et d’exécution. Je m’en voudrais de ne pas mentionner le plaisir qui émane de l’œuvre en dépit du pessimisme de certain textes. Si La Réalité [leur] suffit, il est est de même pour cet album fort suffisant.

Bien qu’on sente que les idées s’étant retrouvées sur The Magic Whip on fermenté en solo chez les membres du groupe, l’album reste une oeuvre de Blur le groupe. Ayant repoussé les limites de l’exploration par le passé, il demeure ici Pop. Multicouches leur mélodies accrochent rapidement l’auditeur offrant quelque chose de distinct et actuel. Rock riche accomplie entre amis.

C’est en novembre dernier que David Boily est passé en studio pour nous parler du financement de son nouvel album Dopamine. Maintenant qu’il s’apprête à en faire le lancement (O Patro Vys, ce jeudi 19h), il est revenu dans nos studio pour nous parler du résultat. En plus, il avait apporté sa guitare afin de nous livrer un performance en direct! Ce bel entretien est disponible en cliquant ici tandis que son interprétation de Je te regarde dormir est disponible là en audio ou là en vidéo.

De plus, je vous aie parlé des nouveautés de Passion Pit (Kindred), de Pang Attack (Sleepy Fell Down) et du Isis Giraldo Poetry Project (Padre). Tout ça et bien plus encore au travers des volet « Rose », « La Vie, la vie » ainsi que « Chats sauvages ».

Comme toujours (ou presque) l’intégrale de ce 245e Poste d’écoute est disponible sur le site du FM 103,3.

Bonne écoute et donnez-m’en des nouvelles.

Bien que je me serait attendu à quelque chose de moi lisse d’une réalisation de Fred Fortin, j’ai fort apprécié ce troisième album d’Anique Granger. Douce Pop aux racines Folk; Aimer comme une émeute l’oeuvre est dépeinte tout en contrastes. De l’amour à la haine, la montréalaise d’adoption et survivante de Polly-Esther, s’aventure en terrains moins anecdotiques et beaucoup plus personnels. Entouré d’une nouvelle équipe (Rick Haworth, François Lafontaine, Samuel Joly et, Jocelyn Tellier) on entend le fil conducteur de l’album tenant son tire de la très belle chanson Pour te garder. Si Aimer comme une émeute se termine avec des sonorités Country, c’est cette superbe voix (rappelant celle de Laurence Jalbert) qui confére l’essence même du disque.

Un deuxième album tout en histoire pour Bears of Legend. Possédant de magnifiques montées dramatiques ces Chroniques fantômesques embrassent la voix maritime de par leur ambiances celtiques des chants marins. Imaginaire superbement agrémenté par les nombreuses illustrations d’Étienne Milette dans le livret. Même s’il demeure assez long, Ghostwritten s’avère plus homogène que son prédécesseur Good Morning, Motherland. Folk homogène oui, mais assurément pas linéaire ou redondant. Parfois introspectif, parfois dubitatif et parfois émotif, le chant se fait porteur d’espoir et de nostalgie. L’instrumentation y est audacieuse et bien mixé/relaisée permettant d’y entendre les nombreux trouvailles sonores. Une Legende s’écrit petit à petit.

Un nouvel album de Socalled c’est toujours de surprises en surprises. Après son « Musical » The Season en 2012 le revoici avec ce mélange de Jazz, de Hip-Hop et de Funk. S’il est titré Peoplewatching, il aurait très bien pu s’intituler « Peoplepaticipating » tant les collaborateurs de talent son nombreux (Fred Wesley, Josey Wales, Oliver Jones, Pierre Perpall et Yves Lambert). Toutes ces collaborations de dénaturant pas la forte personnalité de DJ, Peoplewatching demeure une foisonnante fricassé musicale. Court, parfois très orchestré (Peoplewatching – la chanson) et parfois plus intimiste (Fire on Hutchison Street) Socalled démontre à nouveau l’étendu de son talent.

@TheMuscadettes – Side A 7/10

Publié: 21 avril 2015 dans Musique

Deuxième EP ensoleillé pour les jumelles Chantal et Kathleen Ambridge. Parfois plus Rock Garage alors qu’à d’autres moments elles s’approchent de la Dream Pop. Parsemé de sons rappelant les années soixante ainsi que des claviers de Thomas Augustin (Malajube, Jacquemort), The Muscadettes propose quelques nouvelles pièces en plus de jolies relectures de le premier EP (I’m In Love et Pearl & Oyster) laissant espérer bientôt un album complet.

Ce n’est pas que Last Poetry Line est un mauvais album, très loin de là, mais qu’il offre peut de nouveauté dans l’univers du Métal Symphonique. Crimson Wind peine à se démarquer avec ses riffs efficaces mais plutôt convenues, sa voix parfois en manque de puissance. Réalisation, production, mélodies et même les textes; tout est bien fait, un peut trop. On a plutôt affaire à un « comfort food » Metal qui fait du bien sans déstabiliser et qu’on digère rapidement.

@RandysVinylTap – Heavy Blues 8/10

Publié: 19 avril 2015 dans Musique

C’est une véritable leçon de Rock que nous offre Randy Bachman sur Heavy Blues. Il faut dire qu’on n’apprend pas à un vieux singe comment faire des grimaces ni comment se faire des amis (Peter Frampton, Neil Young). Bachman n’hésite en aucun cas à faire vrombir sa guitare nous asseyant de solides solos dignent des GuitarHero de ce monde. Avec son Blues accrocheur, on consomme Heavy Blues comme une bonne bière au soleil. Ne se soucient guère au textes, qui demeurent, somme toute, fort acceptables sans être du Shakespeare, on chante notre plaisir « Old School »!

@DavidBoily109 – Dopamine 7/10

Publié: 17 avril 2015 dans Musique

La Dopamine est le précurseur de l’adrénaline et de la noradrénaline. Les personnes ayant un taux élevé de dopamine auraient davantage tendance à poursuivre des conduites dites « à risque » ou à rechercher ces situations – Wikipédia. Voilà probablement l’état d’esprit de Boily au moment de la création de cet album d’ambiances et de mots. D’ambiances ou de risques car sur ce premier album, David n’emprunte guère le chemin de la facilité. Musique sombre parfois lourde (Androïde) et souvent très « habillée ». On y entend pas tout à la première écoute d’ailleurs. D’autant plus que la voix est très en avant dans le mix (fait avec sa compagne Syndia). Pourquoi? Parce que Dopamine est aussi une œuvre de mots. De par les nombreuses exergues accompagnant les textes des chansons dans le livret (Sartre, Beaudelaire, Camus…) que de par la richesse du vocabulaire utilisée. Avec son propos souvent critique de la société en passant par ses propres actions Dopamine s’avère être une œuvre surprennament bien personnelle qui aurais peut-être gagné à respirer un peu plus.

@KasperOfficiel – Prison d’or 7/10

Publié: 16 avril 2015 dans Musique

Habille BeatMaker Kasper présente sa Prison d’or. Un album Hip-Hop Old School et sans violon. S’il possède un Flow sommes toutes ordinaire, il a le mérite d’être clair. Côté textes, sa prose est très imagée et semble parfois forcée. N’empêche qu’il ne tombe guère dans la facilité; ce qui est déjà très bien. Trop long, l’album aurait gagné à être élagué de quelques titres afin de gagner en puissance. 

@PangAttack – Sleepy Fell Down 7/10

Publié: 16 avril 2015 dans Musique

Secret bien gardé de notre scène Electro québécoise, Pang Attack propose enfin (après deux EPs) leur premier court album. Shoegase vaporeux et lumineux Sleepy Fell Down est un album d’éveil et de promesses offrant une belle unité sonore malgré une diversité d’ambiances. Apaisant.

Je mentirais en disant que Padre est une œuvre accessible à tous. N’empêche qu’il serait dommage que tous et chacun n’y prête l’oreille… même les deux. Isis Giraldo Poetry Project présent une œuvre ambitieuse et pas seulement pour le Québec. Cérébral, la musique Jazz qu’on y entend ne tarde guère à nous élever comme auditeur. Du violon et de ses déclinaisons à la voix, utilisée comme un instrument, Padre est subtile et ne prend pas son auditeur pour un idiot, loin de là. Intelligente et émotive dans son interprétation. Chapeau.

L’authenticité, la franchise et le talent; force est d’admettre que cest trois qualités sont bien présenté sur The Toerag Sessions. Folk fait dans le plus grand respect des traditions du genre qui malheureusement finit justement par en souffrir. Trop dépouillé, et en manque de nouveautés sonores. Grande qualité d’écriture, les textes sont touchant parfois même bouleversant (The Dark Road). Juste un brin trop convenue.

Juste avant son passage samedi prochain (le 18 avril) au P’tit Bar de Jean-Louis du Théâtre de la ville de Longueuil, j’ai eu le plaisir de recevoir David Giguère. Un an après sa sortie, comment perçoit-il son Casablanca? Se sent-il prêt à tenter sa chance Europe? Et bien d’autres sujets ont été abordés durant ce trente minutes passionnant disponible à cette adresse.

Ah oui j’allais presque l’oublier (ben non voyons!) il nous a aussi offre une superbe prestation en direct de sa touchante pièce Gun. En écoute sur mon compte Yourlisten. Bon visionnement!

Durant ce 244e Poste d’écoute je vous ai aussi parlé des nouveautés de Charles Dubé (Variations sur l’ensemble), de Matt Tomlinson (Été en hiver) ainsi que des Américains Calexico (Edge from the Sun). Toute cette musique et bien plus grâces aux volets « De jour en jour », « Au ciel » et « Sirène ».

L’émission est disponible dans son intégralité sur le site du FM 103,3.

Partant de la puissance du Rock, possédant l’énergie du Punk et le je-ne-sais-quoi de la Pop, Speedy Ortiz présente Foil Deer le troisième disque. Toujours d’apparence garage et rempli de distorsions; voilà un album qui prend aux tripes. Honnête salivation, emprunt d’une jeunesse éternelle.

@passionpit – Kindred 8.5/10

Publié: 14 avril 2015 dans Musique

Exatement l’album dont j’avais besoin aujourd’hui. Une oeuvre un brin gamine, joyeuse à souhaits et immensément accrocheuse. Encore une fois chez Passion Pit, il faudra quelques écoute afin de bien saisir tout le propos qui découle de cette riche poésie. En attendant je me délecte les oreilles avec joie en écoutant cette musique Pop lumineuse et salvatrice. Jamais linéaire mais tout de même uniforme, kindred s’avère du bonheur digital.

D’accord Counting the Days est court et sent légèrement le réchauffé mais avouez qu’il est parfait pour (enfin) célébrer le printemps. Rock aux assises Pop, le EP est accrocheur et decoute a merveille les vitres baissées.

Enfin le retour du Charles Dubé que j’avais tant aimé sur Réverbère. Les albums qui suivirent se sont avérés ternes et oubliables. Sur Variations sur l’ensemble, il revient à une Pop beaucoup plus inspiré et… variée. Heureux mélange entre Daniel Bélanger et Marc Déry, Dubé nous propose des mélodies accrocheuses et simple. Avec ses textes personnels et touchant nous poussant parfois à la réflexion, il réaffirme joyeusement sa place dans notre paysage musical.

L’univers de Tomlinson n’est pas sans rappeler celui d’Yves Desrosiers. Un Folk manuel légèrement exotique. Avec ses histoires souvent personnelles, Matt étale une prose efficace et belle. La livraison vocale, t’en qu’a elle fini par nous pousser à décrocher à cause de sa monotonie. Le timbre de voix de Matt est jolie mais se n’est pas toujours suffisant.

Lucie Love – Femmes filantes 6.5/10

Publié: 8 avril 2015 dans Musique

C’est une énorme progression que l’on entends sur sur deuxième EP pour Lucie Love. Exit la Pop plus naïve de Pop criarde. Femmes filantes est plus mature mais surtout plus lourd, plus Rock. Ils revendique haut et fort avec avec une belle assurance en dépit d’un mix/réalisation trop sourd.

Ce mardi pour le 243e Poste d’écoute j’ai eu le plaisir de recevoir le jeune groupe The Loodies pour la parution de leur deuxième album. Une oeuvre douce aux racines Folk/Pop d’une belle maturité. Un beau moment disponible sur ma chaîne YourListen.

De plus, je vous parlé des nouveautés des Incendiaires (Pink Vénus), Le Vent du Nord (Têtu) et du grand retour de Pierre Flynn (Sur la Terre). Grâces aux volet « Vénus », « Capitaine » et « Silencieux ».

Comme d’habitude, l’intégrale de ce 243e Poste d’écoute est disponible sur le site du FM 103,3.

@nadineshah – Fast Food 6.5/10

Publié: 4 avril 2015 dans Musique

Il faut attendre le milieu de l’album (Stealing Cars) avant d’enfin sortir de la torpeur et sentir l’émotion ressentie durant le disque précédent. Lent et assommant les premières chansons annonçaient le pire finalement évité. Un peu de variations dans ce Rock Indie rappelant celui de Nick Cave. Univers sombre, textes lourds; tout ça n’est pas très jojo mais lorsque Fast Food prend enfin son envol; on renoue avec ce monde unique et riche. Fast Food un album fait trop rapidement? Peut-être.

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai écouté ce nouvel album de Calexico. Construit de musique Folk Indie, on y entend beaucoup de renaissance. Une jolie et douce trame sonore pour accompagner l’éveil printanier. Ce n’est pas la lumière vive, le plein soleil mais il se situe quelque part à l’éclosion du soleil. Avec cet univers gitan et ses emprunt au Mexique Edge of the Sun constitu un album simple, riche et beau.

Oui un autre groupe de reprise mais ça reste bien fait, très bien fait. Adaptant à leur univers musical joyeux et Pop, ils réussissent à nous faire oublier les versions originales… Britney qui déjà?

Pierre Flynn – Sur la Terre 8.5/10

Publié: 3 avril 2015 dans Musique

Si ce n’est que de participation au superbe projet des Douze hommes rapaillés Pierre Flynn s’est fait plutôt discret ces dix dernières années. Son plus récent disque original Mirador est paru en 2001 (aussi bien dire a une autre époque). Ceux qui ont grandi aux sons des Pierre Lapointe et Louis-Jean Cormier y sont donc complètement étranger. Est-ce que Sur la Terre saura rejoindre le marché actuel? Je n’en suis pas certain. C’est bien dommage car Pierre Flynn revient avec un superbe album en parfaite continuité avec son oeuvre. Riche parolier, il fait preuvre d’une magnifique maîtrise des mots avec sa prose doté d’un propos tantôt actuel, tantôt personnel. Musicalement on y entend de la Pop mais de la Pop très « adulte », presque solennelle par moment (Étoile, étoile). Retour réussi.

Ils ont beaucoup cheminé ses Incendiaires; depuis leur début plus « brouillon », leur Electro/Pop s’est agréablement paufiné. Sur Pink Vénus il est impossible de ne pas penser au années 80 voire à Indochine. Accrocheur le EP se fait aussi dansant bien qu’assez sombre. Une belle réalisation. À l’image de Sonatine, ce mini-album se termine trop abruptement.

Avec un titre comme Nouvelles bottes et bobettes!! on pourrait croire à un manque de sérieux mais en dépit d’une jolie touche d’absurdité, Ian Dury est bien sérieux même dans l’humour. Riche et très variée, l’album explore tout en restant accessible. Du divertissement haut de gamme où l’on ne s’ennuie jamais; de l’ouverture Folk/Pop à sa finale Punk/Rock!

Ces dernières semaines j’ai eu un coup de cœur pour le premier EP d’une jeune artiste: Émilie Cornut, c’est donc avec un immense plaisir que je l’ai rencontré mardi afin de la connaître un peu plus et bien sur de partager cette découverte avec vous! Comme d’habitude notre rencontre dans son intégralité est disponible en cliquant ici.

De plus, ce 242e Poste d’écoute fût fort en nouveautés grâces à The Prodigy (The Day is My Enemy), Ben Wilkins (All fom Hello), Ringo Starr (Postcards from Paradise), Ron Sexsmith (Carousel One), Sufjan Stevens (Carrie & Lowell) ainsi que Lisbonne télégramme (Miroir d’automne). Ouf! Toute cette musique et plus encore se sont retrouvés éparpillé au travers des volets: « Ensoleillé », « Un jour à la fois » et « Regarder derrière ».

L’intégrale de ce 242e Poste d’écoute est disponible sur le site du FM 103,3.