Archives de octobre, 2015

@AnikjeanH – Lost Soul 7.5/10

Publié: 31 octobre 2015 dans Musique

Lorsqu’Anik Jean a lancé Le Trashy Saloon en 2006, elle voulait plaire à son réalisateur, Jean Leloup. En 2008 avec Le Ciel saigne le martyre elle cherchait à plaire à un plus jeune public, plus « branché ». Ensuite en 2010 vint Anik Jean (2010) presenté comme l’album de la maturité pour plaire au radio et BOOM! Schizophrène arriva en 2013 et plût… à personne. Un pause s’imposait. Revoici Anik en grande forme avec Lost Soul un album fait pour plaire avant tout à sa créatrice. Paradoxalement, c’est ainsi qu’elle risque de rejoindre le plus de Jean… euh de gens pardons. L’œuvre anglophone (une première) est sombre et souvent tourmenté (on peut comprendre pourquoi) mais jamais assommante. Capable de guitares lourdes par moment (Absinthe My Love ou encore Change Your Mind en compagnie de Jason Rockman) tout autant que de la douceur de son piano (Closer interprétée avec Richard D’anjou) on la sent parfois emprunt d’une belle fragilité (Never Enough). L’album de la rédemption? Probablement oui.

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@MatthsLang – Sauve-toi pas 6.5/10

Publié: 31 octobre 2015 dans Musique

Je ne réécouterai certainement pas Sauve-toi pas pour son originalité (je me suis souvent posé la question à savoir si je n’était pas entrain d’écouter le nouvel album de Jonathan Painchaud) pourtant Matthieu possède sa propre personnalité mais peine encore à la faire ressortir. Sauve-toi pas aurait gagné à « respirer » un peu. Non pas que le rythme y est trop effréné mais plutôt que tout repose trop sur la voix (chaude et en plein contrôle) de Langevin. Trop rare sont les introductions ou les ponts instrumentaux (comme dans la très belle Pourtant ce soir signée Séguin/Chabot ou encore la touchante Dans ce temps-là de Langevin). Les chansons sont aussi très courtes… Ceci expliquant cela. Bref Matthieu Langevin vient d’absorber un bon nombre de riches et judicieuses influences, il ne lui reste plus qu’à bien les digérer pour qu’éclore réellement sa propre personalité. En attendant qu’il fasse éclater ses barrières, je garderai bien sûr l’oreille aux aguets.

Juste avant que s’installe le couple Eloi Painchaud et Jorane, on a droit à un jolie groupe d’artistes; chantant seul ou ensemble des chansons un brin enfantine mais fait avec beaucoup d’honnêteté. Bilingue, la BO nous permet, pour une trop rare fois, d’entendre Sabrina Halde de Groanland pousser la note en français. Dans le même ordre d’idée, il est dommage qu’une fois en anglais Hymn (L’hymne) Fred Pellerin disparaisse pour laisser tout à place à Celine. Sans compter que chacune des chansons s’y trouvent répétées.

Dans la deuxième partie de l’album on a droit aux douces mélodies instrumentales d’Eloi Painchaud et de Jorane. Cette dernière semble plus effacée; probablement dût à l’absence de son deuxième instrument de prédilection… sa voix. Il reste son violoncelle mais sans les images du film c’est légèrement depouillé. Mention spéciale à Dernière Bataille (Last Battle) et son climat laissant présager de belle chose à l’écran.

Voilà qui est loin d’être paresseux. Au lieu de coucher le spectacle qu’on a pu vivre en leur compagnie lors des dernières Francofolies de Montréal. C’est donc en studio à deux, à trois, en famille, sans musiciens d’appoint que les Chedid revisite y le répertoire familiale. Trente-trois titres en version deluxe (dont l’inédite F.O.R.T., écrite à quatre). Avec « partage » comme mot d’ordre et plaisir comme synonyme d’exécution, voici un album sans égo, sans pretention mais avec beaucoup talent.

Premier constat, même si tous ceux et celle invités à Revisiter Pag se tire bien d’affaire, certain rayonne un peu plus. C’est le cas de Sunny et Mara (What the Hell I’ve Got), de Patrice Michaud (Les Bombes) ou encore. D’autres surprennent, comme The Season (Lovin’ You Ain’t Easy) et Karim Ouellet (Si tu voulais) en transportant Pag loin des sonorités habituelles. Une belle direction artistique signe Carl Bastien harmonisant le tout sans l’homogénéiser. Michel restera toujours LE Pag mais on le revisite ici honnêtement et humblement avec beaucoup de respect.

@jordanofficer – Blue Skies 7.5/10

Publié: 30 octobre 2015 dans Musique

Suis-je le seul à croire que chaque album à sa saison? Blue Skies, nouveau Jordan Officer, avec son Blues suave et léger en est clairement un de chaleur et d’été; alors pourquoi un sortie automnale? Bon je ne bouderai, malgré cela, guère min plaisir. Blues Skies est un album de reprises remainiées façon Blues langoureux frôlant par moments le Jazz, le Rock’n’Roll et meme le Country avec quelque relents Hawaïens. Officer ne recule pas devant les Tom Waits (Blue Skies), Phil Spector (Then She Kissed Me), Bob Dylan (When the Deal Goes Down) ou encore Louis Amstromg (That’s for Me) et sa virtuosité, sa sensibilité et son élégance offrent souvent de jolies nouvelles couleurs à ces chansons.de plus en plus assumée, sa voix se fait berçante et posée. Avec ses deux compositions instrumentales en clôture d’album (Night Flight et Takin’ Off), c’est un très beau voyage auquel Jordan nous convie ici.

@WhiskyLegs – Basement Confessions 7/10

Publié: 28 octobre 2015 dans Musique

Si les femmes en musique se font plus rares, les groupes menés par elles le sont encore plus. De ce point de vue, la formation fondée en 2013 par la sulfureuse et intense chanteuse Maude Brochu, du batteur/multi-instrumentiste Pascal Denis et du guitariste Guillaume Méthot fait grand bien. Avec son Blues/Rock très groovy (Hit the Ground Running) ou passant par ses moment plus tendre (Come Along), la voix savamment maitrisée de Maude propulse à merveille cette exutoire musical. Peut-être pas le plus original trio mais définitivement parmis les plus honnête.