Archives de juin, 2019

fijmguillaumemartineau

Le 40ième Festival de Jazz de Montréal bas présentement son plein et vous vous demandez quels spectacles aller voir? Pas de panique, Poste d’écoute est là pour vous! Mardi dernier, comme mardi précédent, je me suis penché sur la programmation en salle, comme celle en extérieur afin de vous livrer mes suggestions de spectacles à ne pas manquer, il y en a pour tout les goûts! Pour cette deuxième de deux émissions consacrées entièrement au FIJM, j’ai épluché les différentes propositions un jour à la fois avec de nombreux extraits musicaux.

J’ai également profité de l’occasion pour vous représenter mon entretien de 2017 avec Guillaume Martineau puisqu’il sera  de nouveau en spectacle durant le festival pour une soirée Brel – Brassens accompagné d’Éric Lagacé et Mark Nelson vendredi 5 juillet –
18 et 20h30 – Le XVI XVI.

Ce Poste d’écoute spécial FIJM, deuxième partie de deux, est disponible via le site web du FM 103,3. Bonne écoute et bon FIJM!

Après The Raconteurs, la semaine dernière, c’est autour de The Black Keys d’effectuer leur retour toutes guitares devants! Fait pour glisser dans notre voiture et regarder défiler les kilomètres, Let’s Rock n’a d’autre prétention que d’être Rock et agréable; et il y réussi grandement. Estival, un brin mordant et très catchy The Black Keys sont confortablement et prennent peut de risque mais demeurent de sacrés bons musiciens! Sur ce, Let’s Rock!

The Black Keys - Let's Rock

Majesty – Legends 6/10

Publié: 28 juin 2019 dans Musique

Étrange pour Majesty d’avoir nommé leur neuvième album Legends alors qu’il ne s’agit définitivement pas de leur plus légendaire proposition. Ah, ce n’est pas qu’il soit mauvais mais plutôt qu’il manque de créativité et de wow. Quelques bon solos par-ci par-là mais du reste on y entend beaucoup de répétition et un groupe sur le pilote automatique. Je ne vous parle même pas des insipides balades parsemées entre d’autres pièces plus énergiques… peut-être qu’un album plus court aurais sauvé la mise en freinant l’impression de redite… peut-être.

Majesty - Legends

Au printemps dernier, Navet Confit, Engagement, Lutte, Clan et Respect, un album de détails coloré. Le revoici déjà avec un nouvel album collectif (Lydia Champagne, Géraldine, Martine Groulx, Mélanie Harel-Michon, Carl-Éric Hudon, Sheenah Ko, Myëlle, Pilou, Mat Vezio et bien d’autres): Justin Trudeau Kinda Party; une œuvre canadienne entièrement créé, enregistré, mixé, matricé et mis en marché sous l’influence du cannabis légal. Ainsi sans jamais accorder ses instruments, en étant toujours gelé et sans chanter d’air connus, Navet et ses potes (s’cuzer-là) ont conçus le Justin Trudeau Kinda Party. Une œuvre sur laquelle on entend la folie créative se déplacer progressivement vers un « badtrip » euphorique. Si la démarche demeure réaliste, l’auditeur peinera à les suivre tout du long de l’album… surtout à jeun… Un laboratoire d’essais erreurs/réussite intéressant.

Navet Confit - Justin Trudeau Kinda Party

@thomyorke – Anima 8/10

Publié: 28 juin 2019 dans Musique

Il y a quelque chose de « raw » sur Anima, mais en même temps, tout semble bien calculé et volontaire. Les chansons oscillent entre clivage psychologique et de plaisantes rythmiques. Plus direct que Tomorrow’s Modern Boxes (paru en 2014), Anima, est très cinématographique et mélange espoir et apocalypse. Surprenamment groovy, l’album d’écoute ainsi presque autant avec les hanches qu’avec la tête.

Thom Yorke - Anima

Chose certaine, s’il prend moins de risque que sur My Way paru en 2018 et Summertime paru en 2016, Willie Nelson semble s’amuser tout autant, sinon plus, sur se Ride Me Back Home. Infusant Blues et Jazz à son Country Nelson fait preuve d’intelligence jusque dans la sélection des pièces (Just the Way You Are de Billy Joel par exemple). Tendresse, sagesse mais aussi un brin de désinvolture se partagent les sillons du disque. D’une pertinence exemplaire.

Willie Nelson ‏- Ride Me Back Home

Sur A Bath Full of Ecstasy, Hot Chip garde le cap et offre de nouveau une Pop intelligente et raffinée qui côtoie l’Electro avec justesse. Un album ou l’espoir cherche à l’emporter sur le désarroi. Dansant sans être répétitif, Hot Chip garde son petit côté « catchy » emprunt d’une idée de jeunesse éternelle.

Hot Chip - A Bath Full of Ecstasy