@tirelecoyote ‏- Désherbage 8/10

Publié: 21 septembre 2017 dans Musique

Bonne nouvelle, sur ce quatrième album, Tire le coyote reste Tire le coyote; avec sa voix aiguë, très émotive et agréablement atypique. Désherbage propose des textes hautement introspectifs laissant entendre une réel vulnérabilité. Titre le coyote entonne ses ballades avec honnêteté et confidences d’où se dégage un esprit de réconfort. Sa prose y est sublime et sa beauté va de pair avec les somptueux arrangements laissant poindre la lumière. Univers Country/Folk se tenant loin des clichés et s’ouvrant plutôt à un monde de blessures mais aussi, paradoxalement, à la beauté. En « bonus » une relecture francisée de Video Games de Lana Del Ray, rebaptisée Jeu vidéo (découverte lors du passage de Binette à l’émission Tandem de Ici Radio-Canada) et livrée dans une nudité troublante de vérité.

Tire le coyote - Désherbage

Publicités

Poni – Album complet 8/10

Publié: 21 septembre 2017 dans Musique

Oui, Oui, vous avez bien lu Album complet comme dans « pas un EP » mais surtout comme dans « entier ». Empruntant de nouvelles sonorités et utilisant de nouvelles méthodes d’enregistrement, Poni se transforme sans complètement se dénaturer. Très Rock progressif ’70, Album comple n’est pas s’en rappeler Morse Code et sa Marche des hommes avec ses envolées psychédéliques et ses brêches de douceur mélancoliques. Prose énigmatique, rythmique planante sur fond de Stoner Rock; décidément, Poni progresse vite et bien, très bien.

Poni - Album complet

Poste d'écoute avec Frédéric Bussières au FM 103,3 (La Radio allumée)

Si la chaleur des derniers jours nous fait oublier que l’automne arrive à grands pas, les sorties de disques eux ne trompent pas! Elles sont nombreuses et je vous aie parlé d’un bon nombre d’entre eux mardi grâces aux volet #CapteurDeReves #EntrerDansLaDanse #EnOr et #SurLaRoute. Parmi ces nouveautés, notons celle de Ringo Starr (Give More Love), de Hugo Mudie (Cordoba), de Rosie Valland (Synchro), de Wyclef Jean (Carnival III: The Fall and Rise of a Refugee), Yusuf (The Laughing Apple), bien sur Julie Aubé (Joie de vivre) et encore plus.

Pour (ré)entendre ce Poste d’écoute débordant de nouveautés musicales déplacez-vous sur le site web du FM 103,3. Bonne découvertes et bonne écoute!

Toujours aussi sombre et hermétique (on n’en voudrais pas autrement) la grande difference entre les albums précédents de GY!BE et ce Luciferian Tower c’est la presque totale absence de passage à vide. Les pièces, plus courtes, vont plus rapidement au but sans perdre en recherche sonore. Le groupe semble moins s’auto-écouter et plonge au bas de leurs Tours lucifériennes sans parachute, ainsi la descente ne se fait pas sans heurts mais en vaut largement la peine.

Godspeed You! Black Emperor - Luciferian Towers

Sur la première instance de Carnival lancée il y a vingt ans il était, bien sur question de faire la fête mais au-delà du party, il y avait un conscience sociale très forte. Depuis, chaque Carnival semble avoir évacué cette notion pour ne garder le côté festif. « I’m just trying to find out what happened to love » écrit-il en guise d’épilogue dans le livret de Carnival III: The Fall and rise of a Refugee. Noble mais un peu mince… Comme pour tout bon Party, les invités sont nombreux; tellement qu’on perd de vue M. Jean dans la mêlée par moments. Cependant, lorsque sa voix prend le plancher, on ne peut que s’incliner devant son habileté à passer du rap au chant. Carnival III c’est comme une grosse piñata: un bel enrobage, de sympathiques éclats de friandises mais au final un peu vide et répétitif.

Wyclef Jean - Carnival III; The Fall and Rise of a Refugee

@philipselway ‏- Let Me Go 7/10

Publié: 15 septembre 2017 dans Musique

Ce sont les arrangements, riches et somptueux, qui sauve la donne sur cette bande sonore du film de Polly Steele signée Philip Selway (aka drummer de Radiohead). Plutôt dénudés, ceux-ci, réussissent à nous émouvoir malgré la pénombre ambiante. Définitivement pas le trame sonore idéale pour faire la fête mais pour un moment de relaxation et d’introspection, c’est vraiment agréable.

Philip Selway - Let Me Go

@JAYJAYJOHANSON ‏- Bury the Hatchet 6.5/10

Publié: 15 septembre 2017 dans Musique

Bury the Hatchet ou Throw the Towel? À ce rythme-là on ne parle plus de nostalgie mais de spleen profond. Très pianoté, ce nouvel opus du Crooner suédois manque de relief et s’étire en longueur. Il nous plonge dans une torpeur qui au début est agréable mais qui finit par devenir assommante. Dommage car Bury the Hatchet démarrait fort bien avec du rythme et du « mordant » rappelant au passage l’époque Poison mais une fois le premier tier passé, Johanson tombe en veille et risque de perdre l’auditeur à tout moment. Reste cette voix si unique et si belle apportant un brin de chaleur à l’ensemble.

Jay-Jay Johanson - Bury the Hatchet